Soigner les dysfonctionnements de la thyroïde à Paris

Lors d’un dysfonctionnement de la glande thyroïde, hyperthyroïdie, hypothyroïdie, maladie d’Hashimoto, et autres maladies peuvent apparaître. Les symptômes les plus fréquents sont la nervosité, l’insomnie, une transpiration excessive et la tachycardie. Un examen permet de déceler l’origine de l’anomalie et de mettre en place un traitement efficace et adapté.

Dans le cas où la glande thyroïde présente une forme de cancer, une opération chirurgicale est effectuée afin d’éviter toute extension de la tumeur : intervention aujourd’hui très développée, dont les techniques sont désormais innovantes, notamment grâce au robot Da Vinci permettant la chirurgie thyroïdienne robotisée, et pratiquée par le Dr Aïdan à Paris.

Les dysfonctionnements de la thyroïde en chiffres

Voici quelques chiffres statistiques présentant les dysfonctionnements de la thyroïde.

  • Les maladies de la thyroïde touchent plus de 15 % de la population française.
  • Les nodules thyroïdiens sont présents chez plus de 50 % des femmes de plus de 50 ans et sont 2 à 3 fois plus fréquents chez les femmes que chez les hommes.
  • Près de 5 % d’entre eux présentent un foyer cancéreux.
  • Environ 4 000 cancers de la thyroïde sont découverts chaque année en France ; ce nombre est en constante augmentation, d’environ 6 % par an.

Soigner l’hyperthyroïdie


L’hyperthyroïdie est une augmentation anormale de la production d’hormones thyroïdiennes : T3/T4 hautes et TSH basse.

Lorsque la glande thyroïde fonctionne en « surrégime », elle produit trop d’hormones, qui elles-mêmes poussent les organes au surrégime et provoquent un certain nombre de troubles du fonctionnement. L’hyperthyroïdie est plus fréquente chez les femmes que chez les hommes et ses manifestations sont multiples et d’intensité variable d’une personne à l’autre.

Les causes de l’hyperthyroïdie


L’hyperthyroïdie peut être déclenchée par différents facteurs.

  • Maladie auto-immune, avec des anticorps qui attaquent la thyroïde et provoquent une inflammation (thyroïdite) et une hyperactivité de la thyroïde (maladie de Basedow, parfois aussi la maladie d’Hashimoto à ses débuts).
  • Nodule thyroïdien hypersécrétant « toxique ».
  • Goitre thyroïdien.

Maladie de Basedow ou “Grave‘s disease”

Il s’agit d’une maladie auto-immune qui se déclare le plus souvent chez les jeunes femmes entre 20 et 30 ans. L’organisme fabrique des anticorps stimulant le fonctionnement de la glande thyroïde, qui se défend en secrétant une quantité anormale d’hormones.

Le diagnostic de ce dysfonctionnement de la thyroïde se fait sur l’analyse clinique avec des symptômes d’hyperthyroïdie : amaigrissement, nervosité, augmentation de la fréquence cardiaque… L’échographie retrouve une augmentation diffuse de la glande thyroïde (goitre) et on trouve dans le sang la présence d’anticorps spécifiques : TRACK.

Le plus souvent médical, le traitement de la maladie de Basedow peut avoir deux formes.

  • Les antithyroïdiens de synthèse : ils bloquent la production d’hormones (Neomercazolâ, Thyrozolâ, Prouracilâ) et sont le plus souvent utilisés, notamment dans la maladie de Basedow. Pour les femmes en désir de grossesse, les antithyroïdiens de synthèse sont contre-indiqués et l’ablation chirurgicale est aussitôt proposée,

L’iode radioactif est également parfois utilisé.

Dans 50 % des cas, la maladie disparaît d’elle-même après quelques mois, mais le taux de rechute est important. Lorsque le traitement n’est plus efficace, il faut pratiquer l’ablation de la glande thyroïde et prescrire au patient des hormones de synthèse.

Maladie d’Hashimoto à son début

Elle est secondaire à la présence d’anticorps antithyroïdiens. La maladie se caractérise au début par une hyperthyroïdie puis, progressivement, la glande diminue en taille (hypothyroïdie).

Le diagnostic est donc le même que pour l’hyperthyroïdie, et le traitement est le plus souvent médical.

Nodule thyroïdien hyper secrétant ou « toxique »

Il s’agit d’une augmentation des hormones thyroïdiennes par un nodule de la glande, sans commande de l’hypophyse.

Souvent découvert par hasard à la palpation du cou, le diagnostic de ce dysfonctionnement de la thyroïde se fait grâce à la scintigraphie. On parle alors de « nodule chaud ».

Facteurs de risques de l’hyperthyroïdie

Ils peuvent être dus au terrain familial, à une carence iodée, aux pesticides, ou aux polluants chimiques.

Le traitement

L’iode radioactif : il va se fixer sur la glande thyroïdienne ou seulement sur l’adénome et va le détruire. Progressivement apparaîtra une euthyroïdie (TSH normale). L’iode 131 étant un isotope radioactif, il émet des rayonnements et se désintégrera spontanément.

L’iode 131 est le traitement de première intention aux États-Unis et au Canada. En France, on l’utilise plus fréquemment dans les nodules hypersécrétants.

En cas de récidive et/ou si la patiente désire une grossesse, la thyroïdectomie (ablation chirurgicale) est d’emblée proposée.

Soigner l’hypothyroïdie

L’hypothyroïdie se déclare le plus souvent chez les femmes, après 50 ans.

Il s’agit de la baisse de la sécrétion des hormones thyroïdiennes T3 /T4 basse et TSH augmentée par rétrocontrôle.

Lorsque la thyroïde fonctionne au ralenti, elle produit moins d’hormones, les organes sont donc moins stimulés et fonctionnent eux aussi au ralenti.

Les causes de l’hypothyroïdie

Les causes de l’hypothyroïdie sont liées à plusieurs facteurs comme :

  • la maladie d’Hashimoto, à son stade secondaire, qui est la cause la plus fréquente d’hypothyroïdie,
  • l’ablation de la glande thyroïde,
  • certains médicaments destinés à soigner des pathologies cardiaques.

Facteurs de risque de l’hypothyroïdie

Les facteurs de risque peuvent être dus au terrain familial, à une carence en iode, ou à la prise de certains médicaments.

Le diagnostic de l’hypothyroïdie se fait sur l’échographie et sur vérification de la présence dans le sang d’anticorps antithyroïdiens.

Le traitement par hormones de synthèse

Le traitement de l’hypothyroïdie repose sur la prise d’hormones thyroïdiennes qu’il faudra régulièrement surveiller pour ajuster les taux (TSH à 1).

Les hypothyroïdies (défaut de sécrétion de la glande) sont traitées par l’apport de l’hormone thyroïdienne synthétisée, c’est la thyroxine (T4 : produit pharmaceutique Levothyroxâ). Elle représente 97 % des prescriptions. Seul 3 à 5 % des patients sont traités par Euthyralâ, qui contient une association de 80 % de T4, et 20 % de T3.

L’hormone biologiquement active au niveau des tissus périphériques est la T3. La thyroïde secrète de façon physiologique 80 % de T4, et 20 % de T3, mais grâce à une enzyme, la désiodase, la T4 se transforme en T3. On apportera donc la T4 (synthétique) qui sera secondairement transformée en T3 par l’organisme.

Le nodule de la thyroïde

C’est une pathologie très fréquente. On estime que 50 % de la population présente un nodule de la thyroïde supérieur à 1 cm. L’échographie peut ainsi détecter un nodule dans 67 % des cas. Il existe plusieurs types de nodules, le plus souvent bénins (dans 90 à 95 % des cas).

 

  • Les micro-nodules : inférieurs à 1 centimètre. Ils nécessitent une simple surveillance tant il est peu probable qu’ils soient cancéreux.
  • Les nodules hyper sécrétants ou « toxiques », qui sont le plus souvent de nature bénigne.
  • Les nodules non sécrétants : des tumeurs bénignes, qui ne produisent pas d’hormones et qui sont donc inoffensives.
  • Les nodules cancéreux, qui sont plus rares mais doivent impérativement être supprimés par la chirurgie. Un nodule de plus de 4 cm est malin dans près d’un quart des cas. Il faudra donc l’opérer en priorité. Toute la difficulté est de rechercher et d’éliminer un cancer tant le nombre de nodules est important.

Source : Étude sur autopsie – Bomeli S., Otolaryngol Clinic North AMerican, 2010 ;43 :229-238.
Singer, Otolaryngol Clinic North AMerican, 1996 ;29(4) :577-591.
Mcoy KL, Surgery 2007 ;142(6) :837-44.

Le goitre de la thyroïde

Il s’agit d’une augmentation diffuse de volume de la glande thyroïde qui peut présenter une protubérance disgracieuse à la base du cou.

 

Il existe différents types de goitres.

  • Le goitre simple : il concerne 4 à 5 % de la population, et a souvent une origine familiale. Il est d’ailleurs assez fréquent à l’adolescence.
  • Le goitre nodulaire : c’est lorsque la thyroïde est augmentée de volume avec de nombreux nodules. Plus ils sont nombreux, plus le risque de cancer est élevé. Le suivi sera d’autant plus difficile que le nombre de nodules est important et/ou que la taille des nodules est grande.